03 septembre 2008
TOUCHE PAS A MON POTE !
MERCREDI 03 SEPTEMBRE 2008
L’enquête se corse pour France Soir, Pour Clavier, Sarkozy rejoue l’enquête corse dans Libération, Le mauvais film de «l’affaire Clavier» dans le Parisien/Aujourd’hui en France. C’est un festival d’humour noir teinté de désenchantement qui emplit ce mercredi les pages de vos quotidiens, presque surpris d’une histoire aussi énorme. La condamnation de la mutation-sanction de Dominique Rossi est unanime.
Dans la presse quotidienne régionale, les éditorialistes critiquent violemment cette sanction. «On reste pantois, devant un tel enfantillage», s'étonne Michel Lépinay dans Paris-Normandie. Qui «ressemble tout à fait à une lettre de cachet», note sévèrement Michel Noblecourt dans le Midi Libre, et «tant pis si M. Rossi, nommé "premier flic" de Corse en 2005, pouvait se prévaloir d'un très bon bilan.»
«C'est ‘‘Touche pas à mon pote’’, mais revu et corrigé façon Neuilly-sur-Seine»
«Dans cette nouvelle version des «Visiteurs», le citoyen se retrouve comme propulsé dans une république bananière», commente Rémi Godeau dans L'Est républicain. «C'est ‘‘Touche pas à mon pote’’, mais revu et corrigé façon Neuilly-sur-Seine, avec victime multimillionnaire et sauveur élyséen», tance Francis Brochet dans Le Progrès.
Même son de cloche dans La République du Centre sous la plume de Jacques Camus: «Etait-il bien nécessaire d'offrir ainsi la tête d'un serviteur exemplaire de la République aux nationalistes?» Hervé Chabaud, dans L'Union, regrette ce dérapage : «D'un incident banal qui aurait dû le rester sans un coup de sang de l'Elysée, on fait de la politique spectacle.»
«La mutation du policier fait songer à la destitution de PPDA»
Enfin, Pierre Fréhel, dans Le Républicain Lorrain, livre un parallèle qui laisse songeur: «Curieuse conception de la démocratie et de l'équilibre des pouvoirs. Quels que soient les faits qui lui sont reprochés, la mutation du policier fait songer à la destitution de PPDA, coupable d'avoir déplu au chef de l'Etat».
Un mauvais feuilleton à classer en rubrique people. Voilà, finalement, à quoi ressemble le plus cette brillante décision de Nicolas Sarkozy, selon une bonne partie de la presse.
Reuters ¦ Christian Clavier, à une soirée UMP.
M. Gr.
20Minutes.fr, éditions du 03/09/2008
En décembre 2003, la presse observait déjà que Nicolas Sarkozy cultivait son relationnel avec un certain nombre d'amis "branchés"
Les amis branchés de
Sarko
Patrons, acteurs, vedettes du show-biz, sportifs, le
ministre de l’'intérieur aime la fréquentation des
stars
Didier Barbelivien
L’un de ses plus vieux
amis dans le show-business. Sarkozy aime la chanson française,
pas seulement Rive gauche. Barbelivien a pris en charge l’un des
deux fils du ministre de l’Intérieur, qui rêve de faire
carrière dans la musique.
Fabrice Santoro
Côté tennismen, Sarkozy a longtemps été
lié avec Henri Leconte. Aujourd’hui, il s’est rapproché
de Fabrice Santoro, avec qui il dialogue très fréquemment.
Autre sportif qu’il apprécie et voit régulièrement:
Luis Fernandes, l’ex-coach du PSG.
Jean-Marie Leblanc
La passion des passions de Sarkozy, c’est le vélo. «Je
ne connais pas de plus beau bruit que le frottement d’un boyau sur
l’asphalte», assure-t-il. Tous les ans, il suit une étape
du Tour de France, en compagnie de son directeur, Jean-Marie
Leblanc.
Bernard-Henri Lévy
Bernard,
Arielle, Nicolas et Cécilia: les deux couples aiment à
se fréquenter, et les deux hommes à débattre. La
principale inégalité entre les individus, c’est la
différence de talent, a un jour avancé BHL. Faux, c’est
la différence d’appétit, a rétorqué
Sarkozy.
Jean Reno et Christian Clavier
Deux
autres exemples du goût de Sarkozy pour les vedettes
populaires. Lors d’un récent voyage en Corse, il a imaginé
rendre visite à ses amis Clavier et Reno, qui tournent sur
l’île «l’Enquête corse», d’après la
BD de Pétillon.
Martin Bouygues
Nicolas
Sarkozy ne cesse de le répéter: il déteste les
héritiers. Mais il prise les patrons. C’est pourquoi sans
doute le fils de Francis Bouygues est son plus proche ami. Les deux
hommes se téléphonent presque tous les jours. Sarkozy a
demandé à Martin Bouygues d’être son témoin
lors de son second mariage, avec Cécilia. Il l’a aussi choisi
pour parrain de leur fils, Louis.
Jean-Michel
Gaillard
L’ami de gauche. Ancien conseiller de François
Mitterrand, Gaillard a adapté pour la télévision
la biographie de Georges Mandel écrite par Sarkozy. Les deux
hommes ont ensuite concocté ensemble un film sur le général
Leclerc, toujours pour la télévision.
Jean-Michel
Goudard
Voilà un ami que Sarkozy a chipé à
Chirac. Goudard, le G d’Euro RSCG, a longtemps été le
publicitaire du président. Mais les Chirac, père et
fille, ne lui ont pas pardonné d’être resté
proche de Sarkozy, du temps de son escapade
balladurienne.
Jean-Claude Decaux
Dans le
monde patronal, Sarkozy s’est quelque peu éloigné de
Bernard Arnault et de François Pinault, en partie parce qu’il
ne voulait pas prendre partie dans leur différend. Avec Decaux
il partage la passion commune du vélo, qu’ils pratiquent
souvent ensemble.
Documentation
Le Nouvel Observateur
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